Calligraphie arabe vivante
 

Hassan MASSOUDY

الخط العربي ـ تأليف حسن المسعود

en collaboration avec Isabelle Nitzer Massoudy

Préface de Guy Jacquet

Éditions Flammarion, 1981. NOUVELLE édition 2010 en couleurs

L'art de la calligraphie arabe
192 pages couleurs et N et B, plus de 300 illustrations.
 
 
Texte bilingue français/arabe. french/arabic
 

تأليف حسن المسعود
يحتوي على دراسة عن الخط العربي القديم باساليبه المتعددة. وكيفية خطها وتحليل قواعدها الجمالية. مع اكثر من 200 صورة للمعالم المعمارية المزينة بالخطوط وكذلك صور خطوط في لوحات وكتب وحاجيات متعددة. اكثرها تنشر لأول مرة
كما يحتوي على نصوص نظرية عن الخط العربي باللغتين العربية والفرنسية ومنذ عام 1981 يعاد نشرهذا الكتاب بدون توقف
176 صفحة وبقياس 32 في 24 سنتمتر

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La calligraphie est un art vivant partout présent : dans les livres, dans les lieux de pouvoir, les mausolées, les palais, les mosquées, dans les rues, dans la vie quotidienne, les vêtement, les bijoux, la vaisselle, le moindre dinar. Alliant pratique, culture et plaisir, Hassan Massoudy nous plonge au coeur d'une histoire qui mêle tradition et modernité. Il a écrit son livre comme un ouvrier parle de son travail, en décrivant minutieusement :

La préparation : matériel, outils, encre, recettes, supports, position du corps.

Le code : les points diacritiques, mesure ou ornement, les signes.

Les styles : Koufi, Neskhi, Farsi, Toulthi, Roqa, Diwani, Maghrebi.

La composition : rythme, cadence, plein et vide, expression, ornement, dessin.

En guise de conclusion, il nous offre à contempler treize de ses oeuvres les plus récentes. Il a des lavis opalescents, des chevelures d'émeraudes, des camaïeux de beiges qui s'enrichissent de profondeurs boisées et d'arômes de santal. C'est une ère nouvelle qui s'ouvre ainsi à la calligraphie. Michel TOURNIER


La calligraphie est protégée, plus concrètement, par certaines complexités d'écriture propres à la langue arabe qui rendent son passage à l'imprimerie plus délicat et plus coûteux. La vie surtout, la beauté de la lettre sont irremplaçables : sans elles le texte nous reste lettre morte.

Les calligraphes d'Istanbul qui descendirent manifester dans la rue - leurs encriers et leurs roseaux dans un cercueil - contre l'introduction de l'imprimerie pensaient annoncer la mort de la calligraphie. Mais aujourd'hui, alors que les journaux, les revues, les livres sont imprimés, les titres en sont toujours calligraphiés. Et les affiches, les génériques des films. Calligraphie et typographie ont chacune trouvé leur espace propre.

La calligraphie est protégée enfin par la situation du calligraphe dans la société. Le calligraphe n'est pas, traditionnellement, un personnage public comme peut l'être le poète. il travaille seul, dans son atelier, volontiers à la fraîcheur de l'aube, et abandonne ses activités avec la chaleur du jour pour une vie familiale et citadine. Son oeuvre est publique mais son art, par ses difficultés techniques, ne l'est pas. Jusque dans son enseignement, le calligraphe cultive des secrets qu'il ne divulgue à ses disciples - à son disciple - qu'au terme de longues années d'apprentissage. Ainsi la calligraphie arabe traditionnelle est-elle, aujourd'hui encore, un art vivant.

Guy Jacquet (extrait de la préface)

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